Merveilleux. J'ai passé quatre jours merveilleux en ta compagnie. J'ai longtemps désiré un moment comme celui là, où le monde nous appartiendrait, où nous serions que tout les deux, complètement isolés du monde. Et ce moment est enfin arrivé. C'est passé vite. Si vite. Mais ce fut presque parfait, presque parce que la perfection est impossible à atteindre, mais si elle avait été accessible, on l'aurait eu cette perfection. Pendant ces quatre jours, seuls, on s'est découvert. Ou plutôt redécouvert. C'est vrai que se retrouver uniquement tous les deux pendant un certain temps, ça nous montre réellement qui est l'autre. Et je t'ai redécouvert une seconde fois. C'est fou comme ce week end a fait évoluer mon regard, mon amour pour toi. Maintenant je peux affirmer que tu n'es pas bavard mais que lorsque tu commences à parler de quelque chose qui t'intéresse, tu peux parler de longues minutes sans t'arrêter. Et dans ces moments là je t'admire, oui je t'admire. Je bois tes mots, des mots que je te reproche souvent d'être trop rares. Je me suis également rendue compte pendant ce séjour que tu n'as pas peur de faire n'importe quoi, du regard des autres, tu es toi et tu t'en fou des autres. Et ça, ça me plait. Et puis, je t'ai vu, en garçon passionné de lecture, voulant lire le plus possible, dès que l'occasion se présente. Enfin, comme tu le sais déjà, j'ai découvert un garçon qui se fait pas mal désiré sur les bisous, et ça m'énerve tellement ! (du coup je suis forcée de t'en demander tout le temps... ce qui n'est pas pour me déplaire :). Je suis en train de repenser à quelque chose. J'en ai le sourire aux lèvres. J'ai vraiment réalisé là bas, que tu mangeais énormément au petit déjeuner, mais quelque chose d'impressionnant. Et quand je revois ton image, toi avec tes tartines de Nutella devant la télé, je souris toute seule. Si je devais retenir des moments de ce week end, je choisirais le premier jour, après que tes parents soient partis, on est allé dans la medzanine (comment ça s'écrit au fait?) et on a parlé, écouté de la musique et tu m'as fait lire ton expression écrite du bac de français. Et là j'ai compris que tu ne t'exprimais pas beaucoup, mais tu manies les mots avec un soin très particulier. Ton texte était si beau. Je m'en souviens encore. Je tiens également à ce moment car c'était le tout début de notre séjour, on était heureux, près à vivre ce moment un maximum. Je tiens aussi à un autre moment, complètement différent. Cette soirée, où nous sommes allés à pied sur la plage, où on marchait vite pour ne pas louper le coucher de soleil. Cette soirée où j'ai balancé du sable dans tes chaussures et où tu as essayé de faire pareil sur moi, mais j'étais en tongs (j'en rigole encore). Cette soirée où on a du changé trois fois d'endroit avant de nous installer et regarder les étoiles. C'est lors de cette soirée que je t'ai écouté pendant de longs moments, parler du monde. Cette soirée où on a imaginé une vie dans l'univers, où tu m'as dévoilé le pouvoir que tu aimerais posséder, cette soirée où le sable était gelé. Cette soirée où j'ai eu si peur en rentrant à pied à une heure du matin, alors qu'on avait une heure de marche. J'avais si peur que je t'ai engueulé quand tu as éternué (deux fois en plus !). On est fou. Mais c'étais si bien. J'ai choisi ces deux moments, mais tous ceux qu'on a passés ensemble étaient merveilleux. Mais il n'y a pas eu que ça. Je garde aussi en mémoire les moments plus, comment dire, tendus entre nous. Car on ne peut pas nier qu'il n'y en a pas eu. A chaque fois c'était parce que je te reprochais quelque chose. J'ai honte de m'être emportée trop facilement. Mais en même temps je garde à l'esprit que j'avais raison (encore une fois), sur le fond, mais je m'y suis mal prise dans la forme. La communication quand je boude, c'est pas mon fort. Mais ces instants, courts, je ne veux pas y attacher d'importance, car je sais que la prochaine fois qu'on se verra je te reprocherais la même chose, et toi tu m'ignoreras, ce qui me fera bouder encore plus... Enfin bref, passons. A prendre avec le sourire. Ah J'oubliais quelque chose d'important. J'ai appris à tes côtés ce que c'était que la musique pop-rock-électro, et j'ai découvert aussi comment on pouvait danser dessus. Mais ça, je n'en parlerais pas car tu m'en voudrais. Quand je repense à ce week end avec toi, je me dis que c'était si bien que ça me parait être d'un autre monde, un monde où il n'y avait que nous. Nous et la bouff'. Non je blague. ____________Merci pour tout, je t'aime plus que jamais.