"Clara souris !", rire et dormir, "Lise t'es une lesbienne !", Le Cercle des Poètes Disparus, "Moi j'ai envie de regarder les Aristochats", critiquer tout ce qui bouge, "J'ai faim" (à 6 h du mat'), les pizzas, "de toute façon t'es moche", refaire le monde, être avec elles.

Et si le plus important, finalement, c'était de profiter? On n'a qu'une vie, c'est bête à dire, mais Dieu que c'est vrai. J'ai passé un weekend parfait. Parfait est réellement le mot juste. Alors, il faut vraiment que je me bouge les fesses, que j'arrête mon espèce de "dépression" à deux balles. Il reste une semaine de vacances, alors je n'ai qu'une chose à faire: Profiter.



Carpe Diem,


Alizée, Clara, Lise, Emilie, Agathe. (L)
"Clara souris !", rire et dormir, "Lise t'es une lesbienne !", Le Cercle des Poètes Disparus, "Moi j'ai envie de regarder les Aristochats", critiquer tout ce qui bouge, "J'ai faim" (à 6 h du mat'), les pizzas, "de toute façon t'es moche", refaire le monde, être avec elles.

# Posté le dimanche 24 août 2008 06:28

Modifié le mardi 26 août 2008 11:26

Samedi soir, j'ai entendu un chef d'armée russe ricaner en disant : "vous allez voir ce qu'on va leur faire aux femmes géorgiennes". Le monde fait peur.

Samedi soir, j'ai entendu un chef d'armée russe ricaner en disant : "vous allez voir ce qu'on va leur faire aux femmes géorgiennes". Le monde fait peur.
Comment voulez-vous que le monde aille mieux avec des gens comme ce pauvre type? Et il y en a des tonnes des gens comme lui, qui détruise le monde au lieu de le construire. Ça a de quoi dégouter. Dans cet élan du "le monde va mal", le PIB de la France est négatif ce deuxième trimestre. Et c'est de là que je pars pour essayer de comprendre mon état d'esprit de ces derniers mois. Car je suis dans cette même phase que le PIB, je suis en période négative. Autrement dit, je n'avance pas, je recule presque, entre remise en question permanente, stress constant alors que je suis quand même en vacances, faut le faire ! C'est avec l'arrivée du bac de français que tout a commencé à se détériorer en moi. J'ai bossé si dur pour y arriver, heureusement j'ai réussi mais à quel prix. Je revois mon père, signe que mon état n'était pas dans sa meilleure forme, me lancer un jour: "qu'est ce qui t'arrive, tu es toute bizarre depuis quelques temps?". Je vous jure que ça fait mal d'entendre un proche vous faire remarquer que vous n'allez pas bien. Car on veut toujours croire que c'est dans notre tête, que ça va passer. Avec l'arrivée de ce bac, les nuits blanches ont commencé à arriver, la fatigue avec. Mon problème est simple: Je n'arrive pas à éteindre mon cerveau quand il est temps qu'il s'arrête. Il ne connait pas le mot Stop, n'y même le mot Pause! Ça doit être dans les gênes, merci maman. Car je commence à avoir peur. Quand je vois l'état de santé de ma mère à cause de son stress en grande partie... Je ne veux pas vivre cela. Comme en signe extérieur à cette fatigue qui me ronge, cette année je me suis démise deux fois quelque chose et j'ai été aux urgences, heureusement pour une fausse alerte. Tout n'est peut-être que coïncidence, je veux le croire. Mais je ne sais pas. Quand à 17 ans, on est rendu à ne plus vouloir sortir de sa chambre quand on a du monde chez soi, ne serait-ce pour dire bonjour, c'est que ça cloche. Mais encore heureux, au bout de plusieurs minutes, je me force. Ma satisfaction du moment, c'est que j'ai fait un footing samedi matin, et je vais tacher d'en refaire un autre ce soir. Je me force, mais il faut que je le fasse. C'est pour mon bien, car je suis une quiche en sport. Dire la vérité. Bon, la motivation c'est que mon frère est obligé de courir pour son foot, donc j'en profite pour le suivre. Sinon je n'aurais pas le courage toute seule, peur de m'aventurer dans des coins pommés (je vous avez dit que j'étais peureuse?) En parlant de mon frère. Il est de cette génération qui tue les hommes avec son, que dis-je, ses armes. Sur un pc bien sûr. Mais le geste est le même. L'entendre crier contre un pauvre civil virtuel qui n'a rien demandé, et lui éclater la cervelle, car c'est vraiment cela qui se passe, et bien ça fait peur venant de la part d'un ado de 15 ans qui n'a même pas l'âge de jouer à ce jeu. Mais ça, ça représente bien notre monde actuel. Bref, je ne veux pas m'attarder là dessus, surtout si parmi vous, il y en a qui joue au même jeux. [...] Mes vacances ne s'annonçaient pas terribles, et bien je le confirme. Le plus dur, c'est d'être seule la plupart du temps, de voir les gens partir, et rester là, à les attendre bêtement. Hier soir, alors que je l'appelais, nous avons parlé de mes vacances magnifiquement calmes. J'en suis venu à parler du fait que je ne vois pas beaucoup mes amies pendant ces vacances. J'ai dit une phrase " oui, et aussi, les filles me manquent..." Les larmes sont montées sans prévenir. Je savais qu'elles me manquaient, mais je ne pensaient pas que ça jouaient un tel impact sur moi. J'ai si hâte de les revoir. Mais cette fois en évitant les urgences et les évanouissements. (sourire). Aujourd'hui il me reste une chose. Me raccrocher aux instants de bonheur. Des petits bouts, qui, scotchés, agrafés, patafixés ensemble, font que vous retrouvez le sourire pendant un certain temps. Tu sais, des moments parfois très courts, comme voir un français qui n'était pas du tout attendu, gagner une médaille aux jeux Olympiques, ou bien manger une glace à la vanille alors que c'est bientôt l'heure de manger. Je pense aussi à ce livre qui m'a fait pleurer comme une madeleine alors que depuis le début je n'arrivais pas à rentrer dedans. Il y a également le fait de se rendre compte que tes moules frites ne contiennent pas de crabes alors que celles de ton frères en sont pleines, ou faire des chichis maison pour le goûter. Sans oublier la satisfaction d'accomplir quelque chose que j'aurais du faire il y a longtemps en faisant ce footing, ou regarder avec fierté mon bel agenda réalisé by myself, ou encore se rendre compte qu'il y a des gens là pour nous aider (Flavie). Et puis, se réveiller, et se rendre compte qu'il dort juste à côté de toi, et qu'alors il vient te prendre dans ses bras pour t'étreindre amoureusement. Il me reste cela. Et j'y tiens très fort, car ça me permet de m'accrocher tant bien que mal. Regarder vers le haut, vers d'autres instants à grappiller. En attendant des moments de bonheur, comme celui où je vais retrouver cachou et emeuh, celui où chou va enfin revenir de vacances, celui où je vais sûrement passer la nuit chez mon pote Agatoi. Finalement, moi qui me disais être une éternelle solitaire, ce sont bien les gens autour de moi qui tiennent les ficelles de mon bonheur. Il était temps que je le comprenne.


Voilà quelques jours maintenant que j'ai acheté mes affaires scolaires, que mon agenda tout neuf est décoré. Mais voilà, j'ai pas du tout envie de commencer cette année. Les chocottes, les boules, la peur, appelez ça comme vous voulez, pour moi, c'est ma même chose.



"Services des plaintes en tout genre, Emilie bonjour !"
( je me plains oui, mais je cherche toujours le bon du moins bon)

PS: Prenez cet article pour une déclaration d'amour au bonheur, et aux gens, surtout aux gens.



Pascale Picard, "Gate 22"

# Posté le lundi 18 août 2008 10:10

Modifié le mardi 26 août 2008 07:07

Parfois je me dis que j'ai un problème. Heureusement aujourd'hui, il fait (presque) beau.

J'ai des tendances d'associable, je suis trop peureuse, j'ai toujours le sentiment de ne pas assez profiter, je déteste le sport, je rêve mais n'agis pas, et le pire, c'est que je ne me soigne pas. J'aimerais être quelqu'un de différent, qu'on remarque, mais au final, je ne suis qu'une fille banale. Et vous sinon?
Parfois je me dis que j'ai un problème. Heureusement aujourd'hui, il fait (presque) beau.

# Posté le vendredi 15 août 2008 09:46

Modifié le mercredi 20 août 2008 15:58

Avec deux jours d'avance, je reviens avec la haine des enfants, l'amour du soleil, et l'affection de ces ruelles du sud. Mes vacances sont passées à vitesse grand V, j'ai le sentiment de ne pas avoir assez profité.

Avec deux jours d'avance, je reviens avec la haine des enfants, l'amour du soleil, et l'affection de ces ruelles du sud. Mes vacances sont passées à vitesse grand V, j'ai le sentiment de ne pas avoir assez profité.
Je suis revenue. Enfin? Trop tôt? J'avoue que je ne sais pas tellement. Car les vacances que je viens de vivre sont contradictoires dans mon esprit et resteront pour moi, des vacances spécialement bizarres. Tout à commencer le jeudi 31 juillet, aux alentours de 14h30. Nous découvrons notre premier camping, et je dis bien premier, ainsi que notre emplacement. Ouh Ouh! Quel chouette emplacement !!!! Juste à côté des jeux pour enfants (que je détestent depuis) et à deux pas de la salle d'animation. Un mot: Horreur. Nous sommes restés un jour et une nuit. Les gosses qui crient jusqu'à pas d'heure, le groupe de jeunes qui restent plantés devant ta tente en attendant que tu sortes, en vain, et l'apocalypse: Jeff et son karaoké. Mais alors là, je crois que si je rencontre quelqu'un qui me dit "salut moi c'est Jeff et toi?" Je me barre en courant. Voilà nos débuts difficiles de vacances, qui s'annonçaient idylliques. Evidemment le lendemain matin, nous avions pris la décision évidente de changer de camping. 4 heure de voiture pour trouver un fichu camping ! On commençait vraiment à croire que nos vacances étaient poisseuses, et on a pas eu vraiment tort. Le dernier camping de notre liste fut le bon, à 20km de la mer, avec piscine, d'apparence calme. Tu parles ! Je me suis surprise à aller gueuler sur deux trentenaires célibataires qui gloussaient dans leur tente depuis des heures, telles des gamines de 10ans. Après elles, il y a eu les jeunes qui rentrent en voiture à 4 heure du mat', le gars qui a frôlé le coma éthylique et qui a réveillé tout le camping... Et j'en passe, on peut pas dire qu'on est beaucoup dormi pendant tout le séjour. Enfin bon, passons. Ah non j'oublie la cerise sur la gâteau, la chantilly sur la glace! Ça s'est passé l'avant dernier jour, c'était l'heure de manger, nous avions un pique-nique. Nous avions trouvé un banc, mais là où il était ça sentait vraiment pas bon, alors on l'a déplacé. On se met à manger tranquillement, bien sages, et là d'un coup une gonzesse de quoi, aller 25ans se met à hurler quelque chose du genre "Putain c'est qui ces gens là ! Ils se prennent pour qui ! Et nous on mange où? On est traité comme des chiens! Yen a qui se croient tout permis ici ! Ils ont intérêt à remettre ce banc en place sinon ça va chier !" Non mais sérieux elle va se calmer cette fille ! En fait, je traduis ces paroles, elle avait repéré ce banc avant d'aller se balader et elle a pas du tout aimé que nous mangions sur ce qu'elle avait vu comme Son banc. Ça y est j'ai craché tout mon venin. Toute cette partie là explique que je sois rentrée avec deux jours d'avance. Ah si, il y a les orages aussi qui expliquent cela. Bref. Je veux retenir le meilleur. Car il y a eu du mieux. Je tiens déjà à parler de quelqu'un, la bonne surprise, mon frère. Il a su se montrer très chiant, tel un adolescent en pleine crise de l'âge mais il s'est dévoilé comme étant un comique. Il a su nous faire attrapé des fous rires comme cela faisait longtemps que je n'en avais pas eu. "Bonjour c'est Micheline!", "Hallo Aziza? Salut c'est Mouloud!". J'en souris en le revoyant reprendre tous ces sketchs. Je garde également en mémoire le soleil et le ciel bleu. Un ciel tellement pur, un ciel comme on n'en voit plus par chez nous depuis bien longtemps. J'avais oublié que le ciel pouvait être aussi beau. Et ce soleil, qui nous a chauffé voire brûlé pendant ce séjour, allant jusqu'à 43°c sur le sable. J'ai aussi en mémoire toutes les petites ruelles propres au sud, si étroites que les rayons du soleil y traversent à peine. Et puis la couleur des maisons, jaunes, roses, bleues, vertes, captant le soleil et nous en renvoyant plein dans la figure. Il y avait le Canal du Midi, les quartiers louches de Béziers, la ballade sur le toit d'une église, les Magnum sur le parking de l'Intermarché, les marchés, la balade "très facile" en plein maquis et en plein soleil, sans eau s'il vous plait (parents inconscients, je vous pardonne). Il y avait également la Camargue et ses flamands roses, les innombrables parties de petits chevaux, chaque soir, tel un rituel de vacances, entre mon père, mon frère et moi. Je repense à la Feria du village, où j'ai bien cru mourir de peur. Tu sais, c'est les fêtes où ils lâchent un, puis deux, puis trois vachettes dans la rue, et les gens courent devant. J'ai vu un mec se faire jeter par un taureau et tomber évanoui alors que les bêtes allaient faire demi-tour pour revenir dessus. Impressionnant. Et mon frère qui était mort de rire. Il m'est impossible de ne pas parler de la mer Méditerranée quand j'évoque ces vacances. Mer où j'ai trouvé des coquillages magnifiques, où je me suis baignée pendant des heures, où j'ai crié en tombant sur des poissons. Mer bien plus chaude que par chez nous. J'ai découvert pendant ces vacances, que je n'avais vraiment aucune condition physique, puisque j'étais toujours la dernière à marcher et dès qu'une balade se corsait un peu, qu'il y avait une grande montée, je me voyais mourir. Alors du coup, attention car là c'est la grande résolution pour moi, je vais courir avec mon frère. Bon je n'ai pas encore commencé, mais il faut que je m'y tienne. Déjà que j'ai acheté un steppeur qui ne sert presque pas... J'ai découvert également des paysages d'une beauté pure et précieuse, où l'homme ne s'est pas toujours aventuré, laissant le soin à la nature d'être reine. Même si je me rends bien compte qu'en grandissant on ne s'étonne plus de rien, on ne peut pas rester insensible devant ce spectacle. L'image que j'ai préféré, c'est le soleil qui commence à tomber derrière le début des montagnes, légèrement voilées. Sinon, par rapport à mes vacances, la seule chose que je regrette, c'est de ne pas avoir le sentiment d'avoir pleinement profité de ce séjour, de ne pas m'être suffisamment imprégné des lieux, du goût du sel qui pique la gorge quand on boit la tasse, du parfum des fruits avant de les savourer, et de ne pas avoir fait suffisamment ma cure de soleil, car ici, franchement, ce n'est pas trop ça.



Voici mes vacances dans l' Hérault, des vacances dont je garde un souvenir étrange mais pas moins déplaisant. Le camping ne me manque pas vraiment, mais la vie qu'on avait là bas, si.

# Posté le mercredi 30 juillet 2008 15:08

Modifié le mardi 26 août 2008 11:12

Je me sens faible, j'ai eu très peur, mais j'ai réussi à les voir, et celà vaut bien tous les maux.

Je me sens faible, j'ai eu très peur, mais j'ai réussi à les voir, et celà vaut bien tous les maux.
Je vais vous raconter une histoire. C'est l'histoire de trois amies, Emeline ( ou Doui, emeuh), Charlène (ou cachou, chachachouchka) et Emilie ( ou Doui et emilouchka). Ces trois amies ne se sont malheureusement pas vues des vacances, soit depuis très longtemps. Trop longtemps. En effet, entre les départ en vacances, les jobs d'été, bah ça ne laisse pas de temps pour se retrouver réunies. Mais, heureusement, ces trois filles étaient parvenues à trouver un week end ou elles pourraient enfin se voir. Ce week end ci. Le programme était simple: le train pour aller aux Sables d'Olonne, plage, spectacle le soir, et dodo en toile de tente. Ce week end était tellement attendu, l'excitation commençait à se faire sentir. [...] 10H00. L'une d'entre elles se réveille. Et là, tout s'est enchainé. Depuis quelques jours, vous le croirez ou non, cette demoiselle a le bas des cuisses bleu :S. Donc là, en tant que bonne maman, sa mère appelle son médecin, et là, le drame. Il faut aller aux urgences faire un examen complet du sang. [et le week end??????] Donc là déjà le train ne pourra pas être pris. Il faut alors amener la toile de tente chez l'une des amies la plus proche. La gentille maman s'en charge donc. [oui car nous voulions encore croire en ce week end] Mais là, deuxième drame. La deuxième amie est tombée dans les pommes après s'être juste levée. Deux des trois sont donc hors service. Inutile de vous dire que le périple à la mer n'était alors plus au goût du jour. Inutile aussi de dire que les trois demoiselles étaient très déçues et pas fières de leur coup. Donc la suite fut simple, la première est allée faire un aller-retour aux urgences pour se faire passer pour une folle (sympa !!!!), la deuxième s'est reposée pendant ce temps. Et la troisième, la rescapée comme on pourrait l'appeler, est venue passer l'après-midi avec la première des filles. Au programme: "King Kong". (Au passage, c'est un super film). Et quand est venue l'heure du goûter, heure pleine de promesse et de délices sucrées, une visite chez la souffrante s'est imposée. Bien entendu en délicieux gâteau au chocolat les attendait (aahhh!). On était pas fine. Mais on avait réussi. Réussi à être réunies. Et ça, c'était le plus important. Finalement tout est bien fini, nous avons passés la soirée ensemble, on s'est retrouvée. Ça m'a fait un tel bien, si vous saviez... Cette journée, je la doit en grande partie à ma maman qui a tout fait pour que nous passions tout de même la journée ensemble. Car elle a compris que c'était très important pour nous. Et ça l'est énormément.


(photo en souvenir de notre été dernier)

# Posté le dimanche 20 juillet 2008 06:31

Modifié le dimanche 20 juillet 2008 11:56