Il y en a qui prenne la vie comme un plat qu'ils n'aiment pas: ils le mangent, sans conviction. Pour moi, c'est tout le contraire. C'est vrai quoi, on est jeune, (presque) beau, alors profitons ! Je vous dit cela, cet après-midi, car j'ai passé hier une journée... pppfff, magique. Lui faire cette visite surprise et la voir toute émue en nous voyant, ce fut notre meilleure récompense. Sans parler, des nombreux achats pour certains, et pour d'autres moins (Lise ne te sens surtout pas visée, je m'en voudrais :p). Et puis les voir faire toutes ces attractions qui m'auraient faite vomir au moins tout ça, c'était sympa, surtout les mains plantées dans une énorme Barbe à Papa toute rose. Mais déjà était venu le temps de se dire aurevoir, sur un quai de gare, comme pour nous rappeler gentillement qu'on avait joué ce genre de scène, un an auparavant, alors que nous ne pensions pas que nous serions séparés, ou alors on ne voulait pas encore y croire. Je n'aime pas les aurevoir dans les gares. C'est si, banal, mais si émouvant aussi. Les voir tous les deux, deux amoureux, nous raconter des bêtises à travers la vitre du train qui nous séparait, puis entendre le moteur s'emballer, et les regarder courir après nous. C'était vraiment une bonne journée. Puis le train, avec les parties de Quems' avec tout ce que cela implique de cris de victoire, de gueulantes de défaite. Et terminer cette journée dans les bras du garçon que l'on aime. Tout était parfait. (ah non, j'ai pas trouvé de jupe). Non, tout était quand même parfait. Malheureusement, je ne vous demande pas de profiter pleinement de la vie uniquement parce que j'ai passé une bonne journée. Mais aussi parce que ce matin, j'ai appris la mort d'une jeune femme. Laissant derrière elle un homme, des enfants, et sa famille. Cette mort me marque, car mes parents connaissent la victime, mais aussi pour tout ce que cette mort représente. Cette jeune femme avait déjà perdu son père il y a presqu'un an de cela, l'ayant vu agonir depuis son enfance. Et en avril, le drame. Elle est très gravement malade. Le mariage est annulé. Ils savent qu'elle ne tiendra pas le choc. Elle est morte hier matin, à 11h00, heure à laquelle elle aurait du dire "oui" au prêtre, et vivre une vie merveilleuse. Elle est morte le jour où elle aurait dû se marier si elle n'était pas tombée malade. Elle s'est tout de même mariée vendredi, à l'hôpital. Une femme mariée sur un lit de mort. Quand on apprend cela, on se dit "p...de vie". C'est pour cela qu'il faut profiter. Oui pour cela.
Un texte commençant par la joie, se terminant par la tristesse. Peut-être tout simplement un message d'hommage.