Ce soir j'ai envie de parler. De tout, de rien. Ouais, surtout de rien en fait. Je réalise un truc. Vous ne m'avez jamais entendu chanter (bon à part au théâtre, mais cela ressemblait plus à des cris, qu'à des chants). Oui donc, vous ne m'avez jamais entendu chanter. Normal. Je déteste ma voix. Pourtant quand je suis dans ma chambre, je me fais un concert à moi toute seule, affichant les paroles de la dernière chanson d'Oasis (qui est une beauté soi dit en passant). Je chante pas comme une déesse alors je garde gentillement ma voix pour moi, c'est sympa non? Donc maintenant, vous saurez que c'est même pas la peine de me demander de vous chanter un air de chanson pour vous aider à vous souvenir du titre ou quelque chose du genre. Sinon, pour ce qui est de mes vacances, et bien c'est comme la routine au lycée, sauf que là, c'est la routine des vacances. Je m'explique. Le matin je suis réveillée à la même heure, presque à la minute près, c'est fou. Je regarde les mêmes programmes pour enfants du style les Totally Spies ou quelque chose de plus évolué comme KD2A. Avant de manger, c'est pause pc. Après manger c'est pause "liaisons dangereuses" puis leçons, puis pc, puis leçons. Et arrive les deux épisodes de "newport beach". Et après c'est pc. Pathétique? Sûrement. Ma seule satisfaction c'est d'arriver à garder un bon rythme de leçons, et c'est un exploit pour quelqu'un qui repousse toujours tout au dernier moment. J'ai également envie de parler d'autre chose. Ça fait un petit moment que j'ai envie d'en parler, mais je sais pas trop ce qui c'est passé, j'ai pas eu le courage, j'ai eu peur que les mots ne viennent pas. Mais ce soir il faut que ça sorte. Un mot, ou plutôt deux: ma famille. Nos relations sont tellement lunatiques que ça me fait peur. Mais elles sont plus dans le négatif que dans le positif. On reproche à mon frère son manque de maturité qui nous effraie, on me reproche de pas assez aider à la maison avec mon frère (oui encore lui). Et nous on se plaint de la mauvaise humeur générale qui s'est installée. Nos repas en ce moment c'est très simple: silence et engueulades. Je crois, je dis bien je crois, que nous n'avons eu aucun repas sans disputes depuis un bon moment. Et ça fait chier. On ne peut plus se parler sans se faire des reproches, sans hausser la voix. Pourtant parfois ça se passe très bien. Mais pas tout le temps. Il reste encore des moments, comme quand on se brosse les dents et qu'on éclate de rire en se moquant d'un commentateur radio qui hurle "buuut", "non c'est vrai?", et tu te fous du dentifrice partout (de toute façon je ne sais pas me brosser les dents sans avoir plein de dentifrice partout autour de la bouche). Mais pour le reste, ça en est rendu à un point tellement insoutenable que mon frère a osé insulté mon père, qui en échange ne se mêle presque plus de sa vie, enfin il arrête de l'énerver. Et l'ignorance est encore pire. Mais je sais que cela va passer. Alors ce petit weekend qui m'attend, et bien il me réjouit. J'ai si hâte que c'est comme si j'avais plein de bonshommes dans ma tête qui sautaient de joie dès que j'y pensais (?). Ça va me faire du bien, ça va nous faire du bien. Et puis la mer déchainée, sous un ciel nuageux, laissant paraitre des reflets sur l'étendue bleue, avec le froid qui vous oblige à vous emmitoufler dans une grosse écharpe en laine. En rentrant à la maison, avoir le nez tout rouge, les mains gelées, et se faire étreindre par celui que l'on aime, faisant toucher les deux nez gelés pour un baiser volé. Voilà pourquoi j'ai si hâte de partir. Bonne soirée à vous, gens en vacances et heureux. (une pensée pour Lili qui a l'air particulièrement sur un petit nuage, et ça donne le sourire de lui parler).
ps: petit message pour psycho, qu'est ce que j'ai aimé reparler avec toi hier soir.
pps: juste parce que je sais que tu adores les pps (ah ah ah).
ppps: bon anniversaire Jérôme.