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La fin.

La fin.
Il parait que nous nous rendons compte de la beauté de la vie lorsque l'on est proche de la mort. Nous attendons la fin de notre existence pour comprendre que la vie a un fond merveilleux. Que la vie a beau nous en faire voir de toutes les couleurs, et parfois de très sombres, elle est belle, dans le fond. Il parait que lorsqu'on est proche de la mort, on voit cette vie avec un regard nouveau. Avec un regard qu'on devrait avoir depuis qu'on est ici. Voir la vie. Pour ce qu'elle est, pour ce qu'elle offre. Juste ouvrir les yeux. Et regarder. Alors les gens paraissent différents, on se sent soudain proche d'eux, alors qu'on ne les connait pas. On s'attache sur leur possible histoire, et on se dit que ces gens ont du temps à vivre, et qu'ils n'en profitent certainement pas pleinement. Et que nous, qui allons mourir, nous ne pourrons pas en profiter aussi longtemps. On regarde les enfants jouer dans le parc avec nostalgie, en se disant, qu'eux, ils ont encore tout à vivre, et que nous, nous avons fait notre temps. Et regretter. C'est humain. Sûrement. Il parait aussi que sur le seuil de la mort, on voit le monde qui nous entoure différemment. Apprécier la chaleur d'un rayon de soleil sur la peau, l'odeur des premières fleurs du printemps, le chant des oiseaux dans le ciel bleu, la mer en pleine tempête. Chaque petit détail, jusqu'alors insignifiant prend tout son sens. Le baiser d'un amant, le sourire d'une personne inconnue, un fou rire avec ses plus proches amis, le "bonne nuit" avant de s'endormir, le reflet de la lumière dans une rivière, trouver une pièce de 2¤ par terre et s'acheter une pâtisserie, un arbre centenaire, entendre vos parents vous dire qu'ils vous aiment, entendre la chanson que l'on aime à la radio et chanter faux. Il parait que juste avant d'aller dans "l'autre monde", on a peur. Peur de quitter toutes ces choses si insignifiantes, mais pourtant si importantes. On a peut de ne pas avoir vécu pleinement. On a peur de laisser ceux qu'on aime derrière nous. Lorsque l'on vit, on ne réalise pas tout cela. On passe une bonne partie de notre temps à se trouver des angoisses, des tracas, à compliquer notre existence, à trop réfléchir. Cela doit être normal. Mais c'est tellement dommage. Regarder la vie avec les yeux d'un enfant. C'est ce qu'on dit. Et c'est sûrement vrai. S'émerveiller de tout. Sans cesse s'étonner et être étonné. Se surpasser. Tout donner. Vivre. Mais vivre pleinement.

# Posté le dimanche 18 janvier 2009 13:50

Modifié le vendredi 20 février 2009 08:01

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